Espèces Exotiques Envahissantes

Une plante invasive est une plante exotique (introduite en dehors de son aire de répartition), qui prolifère dans l’environnement, au détriment de la biodiversité locale, qu’elle peut complètement évincer. Son introduction peut donc avoir de fort impacts écologiques et économiques. Certaines d’entre elles peuvent même avoir des conséquences néfastes sur la santé publique.

Renouées envahissantes

Une plante invasive doit répondre à quatre critères pour être ainsi nommée:

    Exotique : introduite (volontairement ou non) par l’homme en dehors de son aire de répartition naturelle
    Naturalisée : capable de survivre et de se disperser sans intervention humaine
    Proliférante : capable de se multiplier et de se propager très rapidement
    Impactante : ayant des impacts d’ordre écologique, économique ou sanitaire

Toutes les plantes exotiques ne sont pas invasives !

Les espèces végétales invasives de la région Centre-Val de Loire n’ont pas toutes atteint le même stade d’invasion. Vous pouvez trouver la liste hiérarchisée de ces dernières sur le site du Conservatoire des Espaces Naturels en suivant ce lien.

Parmi cette liste, on retrouve des espèces aquatiques comme :

  •     La Crassule de Helms (Crassula helmsii)
  •     L’Egérie Dense (Egeria densa)
  •     L’Elodée de Nuttall (Elodea nuttalli)
  •     L’Elodée du Canada (Elodea canadensis)
  •     La Jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora)
  •     La Jussie rampante (Ludwigia peploides)
  •     Le Myriophyle du Brésil (Myriophyllum aquaticum)

Mais aussi des espèces terrestres comme :

  •     L’Ailanthe (Simaroubacées)
  •     La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
  •     Le Buddléia (Scrophulariacées)
  •     L’Herbe de la pampa (Cortaderia selloana)
  •     Le Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)
  •     Les Renouées asiatiques (Reynoutria japonica, R. sacchalinensis, R. x-bohemica)
  •     La Vergerette du Canada (Conyza Canadensis)
  •     La Vigne vierge (Parthenocissus inserta) à ne pas confondre avec Parthenocissus quinquefolia et tricuspidata qui sont de très bonnes couvre-sol
  • L'Ambroisie à feuille d'Armoise (Ambrosia artemisiifolia), une lutte prioritaire!

 

 
Ambroisie a feuilles d'armoise

L’Ambroise à feuille d’Armoise pose un problème de santé publique et fait partie des luttes prioritaires. Elle dispose pour cela d’une page dédiée.
 
 

Face aux espèces exotiques envahissantes, voici quelques principes de gestion à appliquer :

  •     Ne pas transporter ces végétaux ou fragment de végétaux, ni de terre susceptible de contenir leurs semences ou organes de bouturage (fragments de rhizomes, morceaux de tiges) sur un autre site.
  •     Une fois l’identification confirmée, intervenir le plus précocement possible, afin d’éviter que la population ne s’étende. Pour les espèces à fleurs, intervenir avant la période de floraison
  •     Pour des petites surfaces, préférer les techniques d’arrachage manuel, plus efficaces et plus précises. En cas d’interventions mécaniques, prévoir une finition manuelle.
  •     Pour les milieux aquatiques ouverts, contenir la zone d’intervention (par la pose de doubles filets notamment) afin d’éviter toute fuite vers l’aval.
  •     Nettoyer systématiquement tout le matériel d’intervention, qu’il s’agisse du petits matériel (gants, bottes, râteaux…) ou d’engins mécaniques (tracteurs, pelles mécaniques…)
  •     Prendre les précautions sanitaires nécessaires pour le travail dans l’eau, au contact de certaines espèces pouvant provoquer des blessures ou encore toxiques (ex : Berce du Caucase)
  •     Enfin, veiller à ne pas disséminer de fragments de plantes lors du stockage et de l’élimination de ces déchets verts.

 

Ce qu’il ne faut absolument pas faire :

  •     Cueillir, transporter, implanter, couper ou tondre ces végétaux
  •     Traiter chimiquement en milieu naturel
  •     Laisser des plantes arrachées ou des fragments de plantes en zone inondable
  •     Vider aquariums ou bassins dans la nature

 

Le contrôle par herbicide, outre son caractère polluant, est très réglementé et donne des résultats partiels et temporaires, voire inverses.  De plus il est interdit de traiter à moins de 5 mètres de tout point d’eau.

Si vous repérez une de ces plantes, contactez-nous ou l'un des partenaires du réseau de surveillance, qui l’identifiera et vous conseillera sur la procédure à suivre.

FREDON Centre-Val de Loire participe au groupe de travail régional sur les plantes invasives (GTPI) animé par le Conservatoire d’Espaces Naturels du Centre-Val de Loire et le Conservatoire Botanique du Bassin Parisien, en tant que tête de réseau départemental de l’Indre et Loire.

Dans le département d’Indre et Loire, FREDON Centre-Val de Loire coordonne le réseau de surveillance et recense les données de terrain (signalements remontés par les piégeurs de la lutte collective contre les ragondins, les pêcheurs, les associations et/ou les agriculteurs). Elle collabore avec la Fédération de Pêche (FDAAPPMA 37), qui transmet les fiches d’observations de terrain au Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien (CBNBP) pour cartographier et conseiller les communes, syndicats et techniciens de rivière en matière de gestion des plantes invasives.