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Le coronavirus pourrait retarder la détection de la flavescence dorée

Lundi 28 septembre 2020 par Marion Bazireau.

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Article mis à jour le 29/09/2020 08:08:15

En France, cinq laboratoires sont autorisés à réaliser les tests flavescence dorée. - crédit photo : FREDON Occitanie

Compte tenu du contexte sanitaire, plusieurs laboratoires agréés par l’État pour détecter la flavescence dorée ont été réquisitionnés par les préfets départementaux pour dépister le virus de la Covid-19.

« J’ai besoin de tous mes résultats d’analyse de la flavescence dorée pour mon évaluation de risques fin octobre et pour l’instant je n’ai rien reçu » commence à s’inquiéter Giovanni Varelli, président du syndicat des pépiniéristes du Vaucluse.

Que se passe-t-il avec ses échantillons ? « Ils ont été envoyés soit au Laboratoire départemental de Gironde, soit au laboratoire Agrivalys à Mâcon, deux des cinq laboratoires agréés flavescence dorée » répond Sylvain Bernard, responsable viticulture à FREDON PACA.

Réquisition des préfets

Or, pour faire face à la crise sanitaire, ces deux laboratoires ont été réquisitionnés par les préfets. En effet, la technique de la PCR en temps réel, utilisée pour détecter le phytoplasme de la flavescence dorée, est aussi celle qui sert à dépister le coronavirus.

Agrivalys a été le premier à réaliser des analyses Covid-19, le 9 avril dernier. « Nous avons recruté du personnel et acheté du matériel supplémentaire. Nous mettons tout en œuvre pour que cette nouvelle activité n’ait pas d’impact sur notre cœur de métier, la santé du végétal » indique Nathalie Pozzi, directrice du laboratoire.

Elle assure que les délais d’analyse des échantillons flavescence ne sont pas plus longs qu’à l’accoutumée. « La période de prospection bat son plein, et malgré le volume important d’échantillons que nous recevons, nous tenons les délais réglementaires. »

"Pas d’impact sur la fiabilité des résultats ".

Responsable de l’unité végétale du Laboratoire Départemental de Gironde (LDA33), Robin Guillem reconnait en revanche que malgré la mobilisation et la réorganisation des équipes, son laboratoire n’est plus en mesure de garantir des délais de réponse sous trois semaines, comme c’était le cas avant la crise sanitaire. « Cela n’aura aucun impact sur la fiabilité et la qualité des résultats rendus » promet-il.