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Frelon à pattes jaunes

FREDON Grand Est ne travaille plus sur le sujet du frelon à pattes jaunes depuis 2019. Merci de ne pas nous contacter directement sur le sujet. Si vous avez besoin d’informations, n’hésitez pas à envoyer un mail sur la boîte de contact du GDS Grand Est : https://gdsa-grand-est.fr/nous-contacter/.

Voici néanmoins les questions qui nous sont régulièrement posées sur le sujet.

Où signaler les nids ?

Pour les Ardennes et la Meurthe-et-Moselle, vous pouvez utiliser les sites dédiés :

Pour les autres départements, vous pouvez utiliser la plateforme lefrelon.com (https://lefrelon.com/) qui est majoritairement utilisée en Grand Est pour le suivi des déclarations de nid et le suivi du piégeage de printemps.

Existe-t-il des aides pour la destruction des nids ?

Il n’existe à l’heure actuelle aucun dispositif national d’aide ou de subvention pour la destruction des nids de frelons à pattes jaunes. Des aides ponctuelles peuvent être mises en place par les mairies, communautés de communes, départements, la région ou d’autres acteurs investis sur le sujet. C’est très dépendant d’un territoire à un autre et nécessite de se renseigner directement auprès de ces divers organismes.

Doit-on systématiquement détruire les nids de frelons à pattes jaunes ?

La destruction systémique des nids n’est pas utile pour plusieurs raisons. D’une part, cela peut coûter cher, entre 80 et 250€ par nid dépendamment de facteurs techniques d’intervention (accessibilité du nid, hauteur, technique utilisée, …). D’autre part, dans des environnements saturés en fondatrices, chaque nid détruit sera vraisemblablement remplacé l’année suivante, sans effet sur la densité de nids globale sur le territoire (qui est plutôt influencée par la météo de l’année). Aussi, il n’existe pas d’obligation de destruction spécifique des nids dans la loi, il convient donc de privilégier la destruction des nids qui peuvent représenter un risque humain ou apicole (à proximité d’habitations, de zones d’activités humaines ou de ruchers), ce qui représente souvent un budget conséquent à l’échelle d’un département.

Si le nid n’est pas à proximité d’habitations, de zones d’activités humaines ou de ruchers, il n’y a pas de réelles raisons de détruire le nid.

Y a-t-il un intérêt à détruire un nid de frelons en fin d'été ?

La destruction des nids doit être réalisée en pleine période d’activité du frelon, une destruction tardive peut s’avérer inutile sur le plan de la dispersion. Durant l’été, les futures reines commencent à être produites. Elles restent encore dans le nid, nourries et protégées par les ouvrières et sortiront progressivement pour s’accoupler avec les mâles. Une fois fécondées, elles quittent définitivement le nid pour hiverner.

Si le nid est détruit avant le départ des reines, une partie d’entre elles sera éliminée avec le reste de la colonie. Cela peut contribuer à réduire localement la reproduction et donc le nombre de nids l’année suivante (même si une seule reine survivante suffit à fonder une nouvelle colonie). La destruction des nids détectés après le départ des fondatrices n’a pas d’utilité (une date indicative qui peut varier selon les zones concernées et la météo serait 15 novembre) sauf en cas de danger imminent pour la santé humaine, bien entendu.

Qui peut détruire des nids ?

Par mesure de sécurité, il est fortement déconseillé de chercher à détruire soi-même un nid.

La destruction des nids d'hyménoptères (frelons communs ou à pattes jaunes, guêpes, …) ne relève pas d’une mission de service public.

Dans la plupart des cas, vous devrez faire appel à une entreprise professionnelle privée qui relève de l'activité "Services de désinfection, dératisation et désinsectisation" qui vous facturera la prestation à un coût compris en 80 et 250€, dépendamment de facteurs techniques d’intervention (accessibilité du nid, hauteur, technique utilisée, …). Il n’existe pas de liste des prestataires en Grand Est, il convient donc de rechercher soi-même le prestataire adéquat.
Dans certains cas, les sapeurs-pompiers équipés et formés à ce type d'opérations peuvent intervenir, notamment sur la voie publique ou un lieu public d'accès libre, dès lors qu'il y a une réelle urgence et sur le domaine privé, en cas de carence avérée de professionnels privés dans un temps limité, cette dernière prestation étant alors facturée au demandeur.

Faut-il piéger ?

Le piégeage peut être utilisé pour piéger les ouvrières de frelons à pattes jaunes aux abords des colonies pour limiter l’impact sur les ruchers. Il est principalement utilisé par les apiculteurs et plusieurs dispositifs de piégeage sont souvent proposés, de coût, de conception et d’efficacité variable.

Il peut aussi être utilisé pour capturer les fondatrices au printemps, car elles sont avides de jus sucrés pour pouvoir se nourrir et ainsi développer la colonie. L’objectif est assez simple : si une fondatrice est piégée, elle ne donnera pas de nids. Le piégeage des fondatrices au printemps est souvent présenté comme une solution simple pour réduire la population de frelons. Pourtant, son impact réel sur le nombre de nids reste très limité.

Chaque année, une colonie peut produire plusieurs centaines de futures reines.
Même si beaucoup meurent naturellement, le nombre de fondatrices survivantes reste bien supérieur au nombre nécessaire pour assurer la recolonisation du territoire. Le piégeage artisanal ou sélectif, même bien réalisé, ne capture qu’un petit pourcentage de ces fondatrices et il suffit de quelques fondatrices survivantes pour assurer la création d'un nombre de nids comparable, voire à la hausse, d’une année à l’autre. Cependant, cela peut avoir un effet très local sur le nombre de nid, autour d’un rucher par exemple.

Actuellement, et selon les données scientifiques acquises à ce jour, il n’existe pas de pièges efficaces et parfaitement sélectifs contre les frelons à pattes jaunes. Il convient de limiter l’impact du piégeage sur les espèces non-cibles en respectant les indications et précautions décrites dans la fiche « Bonnes pratiques pour un piégeage de printemps efficace contre les frelons à pattes jaunes ». Ces recommandations sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’avancée des connaissances scientifiques.

Lorsque le piégeage des fondatrices au printemps est mis en œuvre, il l’est selon les prescriptions techniques décrites dans la fiche « Bonnes pratiques pour un piégeage de printemps efficace contre les frelons à pattes jaunes » et avec des pièges référencés dans le cadre du plan national de lutte contre le frelon à pattes jaunes comme étant de sélectivité suffisante afin de ne pas nuire à la biodiversité.

Le frelon à pattes jaunes est-il dangereux pour les humains ?

Sauf s’il est allergique, un individu n’est pas en danger quand il est piqué plusieurs fois par des abeilles, des guêpes ou des frelons ; il faut en effet des centaines de piqûres pour entraîner la mort. D’après les centres antipoison, 80% des accidents sont imputables à l’abeille domestique. Les frelons ne laissant pas leur dard quand ils attaquent, aussi il est souvent difficile d’identifier leurs piqûres.

Quelle est l'organisation en Grand Est pour lutter contre le frelon à pattes jaunes ?

Actuellement, il n’y a pas de plan d’action qui organise l’animation et la lutte contre le frelon à pattes jaunes en Grand Est. Les actions sont réalisées avec les acteurs locaux comme les collectivités ou les communautés de commune, voire les départements. Les Groupements de Défense Sanitaire Apicole (GDSA) départementaux sont aussi très actifs sur le sujet.