L’expertise végétale
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Xylella fastidiosa

Xylella fastidiosa est une bactérie du xylème qui se développe à l’intérieur des tissus vasculaires conducteurs de sève brute. La bactérie va bloquer la circulation de cette sève qui permet l’alimentation des organes du végétal. Les symptômes sont divers et non spécifiques. On observe généralement des dessèchements et des brûlures foliaires suivis le plus souvent par la mort du végétal. 

La transmission

  • Par l'intermédiaire des insectes piqueurs suceurs se nourrissant de sève brute, comme les cicadelles et cercopes,
  • Par des outils de taille non désinfectés,
  • Par la multiplication et l'exportation de végétaux contaminés.

 

Il existe plusieurs sous-espèces de cette bactérie, chacune ayant son propre spectre de plantes hôtes. À ce jour, la sous-espèce multiplex a été trouvée en Corse, quant à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, on y retrouve les sous-espèces multiplex et pauca.

Xylella fastidiosa, présente depuis 2015 en France, a ainsi été détectée sur différentes espèces végétales, comme des polygales à feuilles de myrte (Polygala myrtifolia), des romarins (Rosmarinus officinalis), des myrtes (Myrtus communis), des amandiers (Prunus dulcis), des euryops à fleurs de chrysanthème (Euryops chrysanthemoides), certaines lavandes et plus récemment sur des oliviers (Olea europaea).

LES VÉGÉTAUX HÔTES

La liste des végétaux hôtes est en ligne sur le site de la commission européenne.

LES FOYERS

Les foyers détectés en France sont mis à jour sur le site de l’ANSES au travers d’une carte dynamique.

Les symptômes et dégâts

Les symptômes sont divers et non spécifiques. On observe généralement des dessèchements et des brûlures foliaires suivis le plus souvent par la mort du végétal. 

La lutte

À ce jour, il n'existe pas de moyens curatifs pour lutter contre Xylella fastidiosa. Cette bactérie, classée comme organisme nuisible de quarantaine, est réglementée à l’échelle européenne : son introduction et sa dissémination sont interdites sur le territoire.

Actuellement, les moyens de lutte préconisés sont l’arrachage et la destruction des plants contaminés.